Le pouvoir de l’amour qui, incontestablement, indubitablement, immanquablement, abat tous les obstacles, aplanit tous les reliefs, modifie instantanément les saisons, recroqueville toutes les distances …
C’est beau. C’est bien. C’est fort !
Cependant, je me pose une question :
Pourquoi cette surprenante suprématie suprême engendre ce truc si désagréable que l’on appelle la jalousie ?
Mais si enfin, vous connaissez sûrement ce machin qui vous réveille au beau milieu de la nuit ou encore, qui vous surprend alors que vous êtes sagement installée chez votre coiffeur ou dans l’ascenseur stupéfaite par « la » fameuse musique ou dans une réunion de rentrée curieusement soporifique …
Bref, dans n’importe quel lieu et toujours à l’improviste où ça vous attrape et ça ne vous lâche pas. Ca vous laisse pantoise, légèrement échevelée au grand dam de votre coiffeur préféré et bien souvent, un tantinet agacée, voir plus si affinité de caractère volcanique.
Pourquoi ?
Est ce une réaction « normale » ?
Y a t il un terrain propice ?
Doit on toujours en passer par là ?
Si j’aime d’un amour indicible est ce que je dois être jalouse ?
Et si je ne subis pas les affres de cette mesquinerie, cela veut il supposer que je ne suis pas au joli centre d’un amour infini ?
Combien d’assiettes, de verres, de vases … enfin d’objets se trouvant là, doit on casser pour bien mesurer l’ampleur de son amour ?
Là franchement, j’ai comme un doute titillant quant à la somme des dégâts égale à l’étendue de ce si beau sentiment, une relance économique tout au plus …Et encore ! Une envie de déco différente … Peut être !
J’ai simplement l’impression que l’amour rend stupide au point de fermer les yeux à l’intelligence.
La mécanique neuronale s’emballe quelque part et laisse le champs libre à des idées tsunanisantes idiotes car en y regardant de plus prés, la désuétude apparaît éclatante , non ?
Comment ça vous vous raclez la gorge ?
Qu’ai je omis ?
Ah oui, d’accord !
J’avais oublié !
Il est vrai que dans cet état, celui doux et charmant de l’amour éclos pioupioutant aux quatre vents, l’on ne réfléchit pas !
Et cela fait fleurir aux coins des rues, des squares, des bancs et des escaliers le « dis moi combien tu m’aimes » en épée de Damoclès, fichue résultante de l’amour en maladresse, non ?